Depuis quelques mois, j'ai sérieusement pensé à changer le titre de ce blog.

La femme du golfeur venait de se transformer l'air de rien en mère du golfeur.

Le petit, digne héritier du père, s'étant trouvé quelque talent pour ce sport au hasard d'une compétition disputée en poucet pour défendre les couleurs de son club (ses parents bien que l'ammenant toutes les semaines à son cours, ignoraient même qu'il sache jouer sur un parcours...c'est dire s'ils avaient loupé quelques épisodes), et pour laquelle il se classait deuxième, aidé par deux birdies. Pas mal pour une première partie et une première compèt'.

cesar_au_golf___blog

Depuis, le petit homme a pris des tours. Equipe élite, compétitions tous les week-ends, stages loin de papa et maman pendant les vacances, la porte de sa chambre a troqué ses rugbymen contre des photos du Tigre.

Le père s'est trouvé un nouveau partenaire de choix et une bonne excuse pour filer vers les greens le week-end venu : il faut qu'il joue ce petit, y'a pas de secret !!

Et la femme du golfeur, devint la mère du golfeur, trimbalant chariot et sacs le mercredi et supportant pas un mais désormais deux débriefs coup par coup de la partie du jour : 36 trous racontés par le menu, ça use.

Car non mesdames, cette irrépressible besoin de raconter sa partie, cette maladie du golfeur mâle n'attend pas le nombre des années pour contaminer son monde.

Dès 10 ans, on fait des coups "magistraux", on a la balle "qui passe à ça du trou !!", on est "à ça de rentrer son approche", on fait "des drives de la mort", on a "des sorties de bunkers pas possible"...

Mais oui, je te crois mon bonhomme...mais si t'allais raconter tout ça à ton papa...?